Henri Vieuxtemps.
1820-1881
Violoniste virtuose belge, il commence à se produire en public à l’âge de 6 ans. C’est Joseph Lecloux-Dejon qui assure sa formation. Il se rend à Bruxelles pour y poursuivre ses études avant de se rendre à Paris, avec son ami Charles Auguste Bériot, violoniste et écrivain belge, où il commence a avoir un succès remarquable. Il retourne à Bruxelles un an plus tard, pour perfectionner sa technique.
En 1833, il fait un voyage en Allemagne et rencontre Robert Schuman et Louis Spohr avec lesquels il se lie d’amitié et qui le comparent à Paganini.
Il poursuit à Vienne des études de composition en 1835 avec Simon Sechter et à Paris avec Antoine Reicha. C’est à cette période qu’il écrit sa première composition (Concerto N.2). Il poursuit à Paris son travail de composition. Il voyage en Amérique en 1843 et 1844 et se marie avec une pianiste viennoise, Joséphine Eder. En 1946, il part pour la Russie en tant que musicien de la cour de Nicolas 1er et comme soliste. Il fonde à la fois l’école de violon du conservatoire de Saint Petersbourg et poursuit dans la composition avec quatre concertos pour violon.
De retour à Bruxelles, il reprend l’enseignement, en 1850, où il enseigne entre autres à Eugène Ysaÿe.
Puis, il part pour l’Allemagne et s’installe près de Franckfort. En 1966, il retourne à Paris et poursuit sa carrière internationale de violoniste. En 1871, il reprend l’enseignement au conservatoire de Bruxelles.
En 1873, il subit une attaque et malgré son rétablissement, renonce à l’enseignement et à sa carrière de violoniste. Il continue à composer sans plus pouvoir interpréter ses œuvres.
Il décède à Mustapha en Algérie en 1881.
Henri Vieuxtemps, quelques œuvres significatives.
Le 5e Concerto en La Mineur.
C’est l’œuvre la plus jouée de Vieuxtemps, avec une structure qui s’éloigne de la structure classique, en un seul mouvement, technique et brillante, d’une grande beauté.
Le 4e Concerto en Ré Mineur.
Ici encore, la structure classique traditionnelle n’est pas suivie par le compositeur avec quatre mouvements, un prologue au départ.
Le 2e en Fa Dièse Mineur.
Il s’agit là d’une œuvre talentueuse écrite dans sa jeunesse, comparée parfois aux œuvres de Paganini.
Son œuvre en tant que compositeur ne s’arrête pas là, il compose des concertos pour violoncelle, des quatuors, des caprices, des duos et autres. Hector Berlioz dit de lui que s’il n’avait pas été virtuose du violon, il aurait sans doute été reconnu comme un grand compositeur et déclare la « beauté et la structure intelligente » de ses œuvres.














